Four Lizards in Human’s Skin

Le projet de recherche Four Lizards in Human’s Skin porte sur le corps et ses représentations dans la culture populaire.

Conçu par Lina Hentgen, Benjamin Hochart, Alice Laguarda et Maxime Thieffine en 2019, ce projet a pour ambition de repenser les représentations du monstre, leur genèse et leurs enjeux politiques, ainsi que de penser les corps « autres » au sein d’une histoire imaginée et représentée par les classes dominantes. À travers des questions liées à l’image – et principalement au dessin, à la peinture et au cinéma –, il s’agit de mettre en avant, par l’étude des grotesques, l’idée que l’imagination, le rire et le renversement des hiérarchies sont des actes de résistance face à des systèmes de valeurs excluants et uniformisants.

Une telle orientation implique d’interroger les distinctions autoritaires, verticales et hiérarchiques toujours actives entre des cultures populaires et « cultivées », entre le bon et le mauvais goût, le beau et le laid, le « haut » et le « bas », la culture des beaux-arts et les arts dits mineurs (bande dessinée, illustration, musiques populaires, fanzine, cinémas de genre et films d’animation). L’étude des discours qui définissent ces catégories et ces ordres de valeur permettra ainsi d’aborder ce qui divise et sépare, et les phénomènes de repli et d’hermétisme qui incitent à se détourner de ce qui peut sembler marginal, étonnant, étranger ou juste différent.

Porté par une méthodologie de recherche rendant effective une approche transversale et transculturelle, le projet Four Lizards in Human’s Skin se nourrit du croisement des sciences, de l’histoire des arts autant que des cultural studies, dans une volonté de décloisonnement de l’approche linéaire d’une historicité et d’une géographie de références.