Léna Osseyran

Metteuse en scène, actrice et architecte, Léna Osseyran est doctorante dans le cadre de RADIAN.

Léna Osseyran est metteuse en scène, actrice et architecte libanaise basée en France depuis 2019. Ses travaux passés, tant en recherche qu’en mise en scène, se développent au croisement de trois disciplines : les performances studies, l’architecture et récemment les sciences cognitives (l’intelligence artificielle). Elle est diplômée en Architecture de l’Académie libanaise des beaux-arts (Alba-2016) portant le premier prix de la promotion et le prix de l’Ordre des ingénieurs et des architectes de Beyrouth-Liban. Elle est titulaire d’une licence en théâtre (2015), et d’un master de recherche de la formation de l’acteur de l’Université libanaise (2018) portant le premier prix de sa promotion. Elle a dirigé Le Purgatoire (2015), HamletMachine (2018) d’après Heiner Müller, Deux Femmes Suspendues (2019-2020).

Elle est arrivée en France pour compléter un post-master de recherches en architecture à l’ENSA Paris la Villette, Hesam Université (2020). Elle accomplit parallèlement un séjour scientifique au AAU-CRESSON Le Centre de Recherche sur l’Espace Sonore et l’environnement urbain. Aujourd’hui, elle collabore sur un projet de recherche-création associant le laboratoire AAU-CRESSON pour une résidence d’un an au Rize Villeurbanne (débuté en Juin 2021).

Léna Osseyran articule dans sa recherche différentes méthodologies ; des études des réalisations artistiques contemporaines, des installations in-situ de lieux dévastés et des expérimentations de mise en scène dans un processus de recherche-création, selon une logique propre à la représentation contemporaine. Pour réaliser ces objectifs, elle développe sa méthodologie en visant la création des mises en scène qu’elle expérimente par le corps, l’espace, des dispositifs dramaturgiques, et numériques. Il s’agit à travers ces disciplines qui sont l’architecture, les arts performatifs et les sciences cognitives de trouver les moyens d’expression pour dévoiler ces rapports bouleversés entre l’intime, le monde et la représentation.

Dans son travail de thèse intitulé La représentation des espaces incarnés aux prismes des corps dévastés et le théâtre contemporain, elle veut explorer la représentation au théâtre - notamment à travers des paysages dévastés -, la fabrication d’éléments dramaturgiques dans des formes théâtrales contemporaines et dans des configurations architecturales atypiques. Sa thèse est co-dirigée par Romain Jobez (Université de Caen & LASLAR) et Edith Doove.